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Ah le joli mois de mai… les arbres en fleurs, les terrasses qui se remplissent, la visite régulière du soleil, et forcément, les jours fériés. Si ce mois empli de ponts et jours de congés est le préféré des salariés, pour nous freelances, l’attente est naturellement moins exaltante.

On ne va rien vous apprendre : l’un des nombreux avantages de notre statut est cette liberté de définir, nous-même, notre planning. Et c’est là que le tableau peut être moins lumineux. Certains freelances n’ont aucun mal à laisser leur ordinateur fermé les jours fériés et les week-ends, alors qu’il s’agit d’une tâche bien plus ardue pour d’autres. Au-delà des jours exceptionnellement chômés, comment apprendre à  lever le pied et à ne pas culpabiliser ? La VBB team a des choses à vous partager !

Jour férié et freelance : une relation complexe

Le problème en disposant d’une grande liberté d’emploi du temps, c’est de parvenir à fixer ses propres limites. En interrogeant les freelances autour de nous, on en vient systématiquement à la même conclusion : l’organisation officie comme talon d’Achille d’une activité. Dans l’esprit commun, le freelance souffre souvent d’une réputation de paresseux privilégiant son temps à lui en dépit de son travail. Bien que ce cas de figure soit représentatif d’une catégorie de freelances, elle reste bien minime.

Car on ne dira jamais assez qu’un freelance travaille, beaucoup, parfois bien plus qu’un salarié. Cette quantité de travail peut donc avoir une incidence sur la vie privée. À vouloir mener des projets sur tous les fronts, atteindre ses objectifs et propulser son activité, notre cerveau reste constamment branché sur « ON ». En perdant toute notion des jours et du temps, on en vient naturellement à travailler du lundi au dimanche. Sauf qu’à long terme, ce rythme effréné ne sera plus aussi viable qu’au début.

Si un client vous fait travailler ou réclame un déplacement lors d’un week-end ou d’un jour férié, à vous de majorer votre tarif journalier. Les entreprises peuvent avoir tendance à profiter de la bonne volonté des freelances en « oubliant » les règles du travail. À vous de leur rappeler ! En règle général, la facturation un samedi est de 150 %, contre 200 % pour le dimanche et les jours fériés.

L’importance de savoir lever le pied

Vous êtes motivé, c’est bien pour ça que le statut d’indépendant vous sied à merveille. Il est toutefois primordial de s’accorder de véritables jours de pause. Hormis quelques périodes de travail intensives, prendre du temps pour soi est une nécessité pour son bien-être, et donc pour sa productivité. En restant actif tous les jours, notre cerveau tend à s’obstruer.

Comme une cocotte-minute, il reste concentré sur l’intégration des informations avant d’imploser. S’autoriser des jours de congés lui permet de redescendre pour être plus performant ensuite. Votre corps vous connaît, c’est lui qui vous envoie les signaux vous réclamant de clamer le jeu. Plusieurs alertes peuvent être constatées.

  • Grosse fatigue ; même une sieste ne suffit plus,
  • Succession de maladies ; eh oui, le surmenage va de pair avec la baisse des défenses immunitaires,
  • Douleurs musculaires, maux de tête ou autres symptômes : ton corps n’en peut plus !
  • Mauvaise humeur avec les autres,
  • Sensibilité exacerbée ; envie de pleurer devant un GIF animé par exemple,
  • Troubles de la concentration ; tu n’as pas retenu un mot de ton dernier Skype, tu restes bloqué sur la même ligne depuis 15 minutes, etc.
  • Le café par intraveineuse ; a-t-on besoin d’expliquer pourquoi c’est mal ?
  • Insomnies ou le bonheur de réfléchir au brief client à 3 h du matin…

Toutes ces alertes sont certes pour les cas de figure les plus urgents, mais vous avez saisi l’idée : sur le moyen et long terme, travailler sans décrocher déclenche ses limites.

Apprendre à s’accorder du temps pour soi

Freelances ou salariés, certains mois sont plus calmes que d’autres. Avoir de l’ambition et travailler quotidiennement pour la concrétiser est parfaitement louable. Il est toutefois optimal de se calquer, tant qu’on le peut, sur ces périodes moins importantes pour se reposer. On en vient toujours à recommander un planning, mais cela reste le meilleur moyen pour se contraindre à un rythme sain.

En début de semaine, réfléchissez comment organiser chacune de vos journées de travail. Et mieux vaut planifier cinq journées intensives avec deux jours « off », que sept journées plus légères. Ce break du week-end n’a pas été pensé pour rien, les salariés ne sont pas les seuls à pouvoir en profiter. Outre cette projection du temps de travail, inscrire sur papier votre planning de la semaine est particulièrement motivant. Chaque jour dispose d’un objectif, de quoi vous donner un bon coup de boost.

Pas qu’il faille calquer votre planning sur ceux des salariés, ce serait contre le principe même du freelancing, mais régulez-le à votre façon. Vous n’êtes évidemment pas contraints de chômer le samedi et le dimanche. Nous avons le privilège de choisir nos jours de congés, profitons-en ! L’idée est seulement de s’octroyer des jours pour soi, sans ouvrir son ordinateur ou répondre à l’appel d’un client.

Certains freelances voient le succès de leur activité en contradiction avec les vacances et les jours chômés. Faux ! Ces deux aspects de votre vie doivent être en parfaite symbiose, pour avancer plus loin tout en gardant la tête légère et saine. On croit en vous !

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